Scandale Volkswagen : ouverture en France d’une information judiciaire pour « tromperie aggravée »

L’affaire Volkswagen est un scandale industriel lié à l’utilisation par le groupe Volkswagen, de 2009 à 2015, de différentes techniques visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes (de NOx et de CO2) de certains de ses moteurs diesel et essence lors des tests d’homologation. Volkswagen a manipulé les moteurs diesels de 11 millions de voitures dans le monde, une supercherie qui était le fait d’une « poignée de personnes », selon le groupe. L’enquête ouverte par le parquet de Brunswick après l’éclatement de l’affaire fin septembre 2015 vise à déterminer qui a initié le trucage.

L’origine du scandale

Le 20 septembre 2015, Volkswagen reconnaît avoir massivement trompé les contrôleurs aux Etats-Unis sur les niveaux d’émission polluante de ses véhicules diesel, et ce depuis 2009. Le constructeur admet avoir utilisé un logiciel interdit pour contourner la législation et faire baisser le niveau des émissions de ses véhicules.Le montant de l’amende qui pèse sur le groupe allemand est théoriquement énorme : 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros), à raison de 33 000 euros par véhicule vendu aux Etats-Unis depuis le début de la fraude, soit 482 000 véhicules.
Outre les Etats-Unis, la Corée du Sud, l’Italie, la France, l’Allemagne et le Mexique ont annoncé qu’ils procédaient à une enquête.

Pour contourner les normes antipollution, Volkswagen a modifié son calculateur moteur, c’est-à-dire son « cerveau ». Ce dernier a été programmé pour réduire les émissions de gaz polluant du véhicule, mais uniquement lorsque la voiture était soumise aux conditions spécifiques des tests de l’administration américaine qui sont prévisibles.

Affaire Volkswagen en France 

Le parquet de Paris a ouvert le 19 février une information judiciaire pour « tromperie aggravée » visant le géant automobile allemand Volkswagen, soupçonné d’avoir équipé des véhicules d’un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution. Trois juges d’instruction ont été désignés pour mener cette enquête qui concerne les véhicules vendus en France.

Cette décision fait suite à l’ouverture, le 2 octobre, d’une enquête préliminaire, à la suite du scandale concernant les moteurs diesel de 11 millions de véhicules Volkswagen, dont plus de 946 000 ont été vendus en France.

2017-11-17T10:40:20+00:00